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Les parties du calmar

    Avec son corps allongé, ses grands yeux et ses appendices garnis de ventouses, le calmar possède une anatomie étonnante. Ce mollusque marin appartient aux céphalopodes, comme la pieuvre et la seiche. Son nom de groupe signifie « pieds sur la tête » : ses bras entourent directement sa bouche. Découvrir les parties du calmar permet de comprendre comment il nage, capture ses proies, respire et échappe à ses prédateurs. Chaque organe contribue à une vie active dans l’océan.

    Infographie sur Les parties du calmar

    Comment reconnaître les grandes parties du corps du calmar ?

    Le corps du calmar s’organise autour de trois ensembles faciles à repérer : le manteau, la tête et les appendices. Le manteau est une enveloppe musculaire qui recouvre les principaux organes internes. Il forme la grande partie allongée du corps, souvent pointue à l’extrémité opposée à la tête.

    La tête porte les yeux et rejoint une couronne de bras et de tentacules. Sur le manteau, deux nageoires, dont la forme varie selon les espèces, aident l’animal à se stabiliser, à tourner et à nager lentement. Elles ne sont donc pas de simples décorations !

    Contrairement à l’escargot, le calmar n’a pas de coquille extérieure visible. Chez les calmars courants, une fine structure interne appelée plume soutient le corps. Souple et principalement constituée de chitine, elle représente une coquille réduite. Elle diffère de l’os de seiche, qui est plus épais et calcaire.

    À quoi servent les huit bras et les deux tentacules ?

    Le calmar possède généralement huit bras et deux tentacules. Ces dix appendices n’ont pas exactement le même rôle. Les bras portent des ventouses sur une grande partie de leur longueur, tandis que les deux tentacules, plus longs, portent surtout leurs organes de capture sur une extrémité élargie appelée massue.

    Lorsqu’une proie passe à portée, le calmar projette rapidement ses tentacules vers elle. Il la ramène ensuite entre ses bras, qui la maintiennent près de la bouche. Selon les espèces, les ventouses présentent des anneaux dentés ; certaines espèces possèdent aussi des crochets.

    • Les deux tentacules saisissent les proies à distance, notamment de petits poissons ou des crustacés.
    • Les huit bras retiennent et orientent la nourriture vers la bouche.
    • Les ventouses assurent une prise solide sur une proie qui se débat.

    Que trouve-t-on sur la tête et dans la bouche ?

    Les grands yeux du calmar lui permettent de repérer des proies, des obstacles et des prédateurs. Ils possèdent notamment une rétine et un cristallin, comme les nôtres, même si leur organisation et leur évolution sont différentes. La vision joue un rôle essentiel chez ce chasseur.

    La bouche se situe au centre de la couronne de bras. Elle contient un bec dur, composé de deux pièces et ressemblant à celui d’un perroquet. Ce bec découpe la nourriture avant son passage dans le tube digestif.

    À l’intérieur de la bouche, la radula, une sorte de ruban muni de petites dents, aide à traiter les aliments. Le cerveau, protégé par une capsule cartilagineuse, coordonne les mouvements et les informations sensorielles. Un réseau nerveux développé permet des réactions très rapides.

    Comment le manteau, le siphon et les organes internes fonctionnent-ils ?

    Sous le manteau se trouve une cavité dans laquelle l’eau entre. Elle baigne les deux branchies, qui prélèvent l’oxygène dissous. Quand le manteau se contracte, l’eau est expulsée par un tube musculaire situé sous la tête : le siphon, aussi appelé entonnoir.

    Cette expulsion produit une propulsion à réaction : l’animal avance dans le sens opposé au jet. En orientant son siphon, il modifie sa direction. Ce mécanisme permet notamment des accélérations utiles pour fuir.

    Le manteau abrite aussi les organes digestifs et reproducteurs. La nourriture passe par l’œsophage, puis par différentes régions digestives où elle est transformée et absorbée. L’anus débouche dans la cavité du manteau ; les déchets sont entraînés dehors avec l’eau.

    • Deux cœurs branchiaux envoient le sang vers les branchies.
    • Un cœur principal distribue le sang oxygéné au reste du corps.
    • L’hémocyanine, une protéine contenant du cuivre, transporte l’oxygène et donne au sang oxygéné une teinte bleutée.

    Quelles parties aident le calmar à se défendre ?

    La peau contient des chromatophores, de petits organes pigmentés dont l’étendue est contrôlée par des muscles. En les ouvrant ou en les refermant, le calmar change rapidement d’apparence. Ces variations servent au camouflage, mais aussi à la communication.

    Chez de nombreuses espèces, une poche à encre constitue une autre défense. Son contenu est libéré dans la cavité du manteau, puis expulsé par le siphon. L’encre peut troubler momentanément un prédateur pendant que le calmar s’éloigne. Peau, système nerveux, manteau et siphon travaillent ainsi ensemble pour favoriser sa survie.

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