Avec sa silhouette élancée et son pelage tacheté, la girafe se reconnaît au premier regard. Mais à quoi servent les petites bosses sur sa tête, sa longue langue ou ses grandes pattes ? Découvrir les parties de la girafe, c’est comprendre comment cet animal trouve sa nourriture, se déplace et perçoit son environnement dans les savanes africaines. De la tête aux sabots, chaque partie de son corps remplit une fonction précise, parfois surprenante.

Que trouve-t-on sur la tête de la girafe ?
La tête de la girafe porte deux grands yeux placés sur les côtés. Cette position lui offre un large champ de vision, utile pour repérer les mouvements autour d’elle. Sa hauteur lui permet aussi de surveiller les alentours au-dessus de nombreux buissons. Ses oreilles mobiles peuvent s’orienter vers les sons.
Les petites excroissances dressées sur son crâne s’appellent des ossicônes. Ce sont des structures osseuses recouvertes de peau, différentes des bois du cerf. Les mâles comme les femelles en possèdent généralement deux bien visibles. Chez les mâles adultes, leurs extrémités sont souvent moins poilues, notamment à cause des frottements pendant les combats.
Le museau se termine par des lèvres souples qui participent à la récolte des feuilles. Les narines peuvent se resserrer, ce qui aide à limiter l’entrée de poussière dans les milieux secs.
Pourquoi son cou est-il si long ?
Le cou est sans doute la partie la plus célèbre de la girafe. Il peut atteindre environ deux mètres chez un adulte. Pourtant, il contient sept vertèbres cervicales, comme celui de l’être humain ! La différence vient surtout de leur longueur : les vertèbres de la girafe sont beaucoup plus allongées.
Ce long cou permet d’atteindre des feuilles hors de portée de nombreux autres herbivores. Il sert également lors des affrontements entre mâles : ils balancent leur cou et frappent leur adversaire avec leur tête. Ces combats peuvent établir une hiérarchie entre eux.
Porter et déplacer un tel cou demande des muscles et des ligaments puissants. La circulation sanguine présente aussi des adaptations essentielles : un cœur robuste et une pression artérielle élevée permettent d’envoyer le sang jusqu’au cerveau. Des mécanismes de régulation accompagnent les changements de position de la tête.
Comment la bouche et la langue attrapent-elles les feuilles ?
La girafe est un herbivore qui mange surtout des feuilles, mais aussi des pousses, des fleurs et parfois des fruits. Sa langue peut mesurer environ 45 à 50 centimètres. Très mobile, elle est dite préhensile : elle peut saisir et tirer la végétation vers la bouche.
La langue est généralement sombre sur sa partie la plus exposée et plus rosée vers sa base. Avec les lèvres et une salive abondante, elle aide la girafe à prélever des feuilles sur des branches parfois épineuses. Cela ne signifie pas que sa bouche est insensible aux blessures.
Comme la vache, la girafe est un ruminant. Après avoir avalé sa nourriture, elle peut la ramener dans sa bouche pour la mâcher de nouveau. Son estomac à quatre compartiments contribue à la digestion des végétaux, avec l’aide de micro-organismes.
- La langue et les lèvres sélectionnent et saisissent les feuilles.
- Les incisives inférieures coupent la végétation contre un bourrelet ferme situé en haut de la bouche.
- Les dents du fond broient les aliments pendant la mastication et la rumination.
À quoi servent ses longues pattes et ses sabots ?
Les quatre longues pattes de la girafe soutiennent un corps qui peut dépasser une tonne chez certains mâles. Elles lui permettent de parcourir de grandes distances pour chercher de la nourriture et de l’eau. Chaque pied se termine par deux doigts principaux munis de sabots, qui supportent son poids.
Malgré sa silhouette inhabituelle, la girafe peut courir rapidement. Ses pattes constituent aussi un moyen de défense : ses coups de pied puissants peuvent blesser gravement un prédateur.
Pour boire, elle doit largement écarter ses pattes avant, et parfois les fléchir, afin d’abaisser sa tête jusqu’au sol. Cette posture la rend plus vulnérable, car elle ne peut pas repartir aussi facilement qu’en position debout.
Que nous apprennent le pelage et la queue ?
Le corps de la girafe est recouvert d’un pelage court, marqué de taches séparées par des lignes plus claires. Leur forme et leur couleur varient selon les populations et les individus. Le motif des taches est propre à chaque girafe et peut aider les chercheurs à la reconnaître.
Ces dessins contribuent au camouflage parmi les ombres et la végétation, particulièrement chez les jeunes. Une courte crinière suit aussi l’arrière du cou. Enfin, la queue se termine par une touffe de longs poils : elle sert notamment à chasser les insectes qui se posent sur le corps.