Aller au contenu
Accueil » Les parties de l’étoile de mer

Les parties de l’étoile de mer

    Avec ses bras rayonnants, l’étoile de mer semble facile à reconnaître. Pourtant, son corps cache une organisation bien différente de la nôtre : elle n’a ni tête ni cerveau centralisé, et elle se déplace grâce à de minuscules pieds actionnés par un système hydraulique. Les parties de l’étoile de mer permettent de comprendre comment cet animal marin marche, se nourrit, perçoit son environnement et se protège. Elle appartient aux échinodermes, comme les oursins et les concombres de mer, et non aux poissons.

    Infographie sur Les parties de l’étoile de mer

    Comment le corps de l’étoile de mer est-il organisé ?

    Le corps comprend un disque central, autour duquel partent les bras. Chez beaucoup d’espèces, ceux-ci sont au nombre de cinq, mais certaines étoiles en possèdent dix, vingt ou davantage. Cette disposition autour d’un centre correspond à une symétrie radiaire. Contrairement à un animal ayant une tête et une queue, l’étoile peut avancer dans différentes directions.

    On distingue deux faces. La face orale, généralement tournée vers le fond, porte la bouche. La face aborale, habituellement visible sur le dessus, présente notamment des piquants et une petite plaque appelée madréporite. Cette distinction est plus précise que « ventre » et « dos », car elle repose sur la position de la bouche.

    Les bras ne sont pas de simples membres : ils contiennent des prolongements du système digestif, des structures nerveuses et, chez de nombreuses espèces, des organes reproducteurs. Le disque central relie ces différentes parties.

    À quoi servent les bras et les petits pieds ?

    Sous chaque bras, un sillon abrite des rangées de pieds ambulacraires, aussi appelés podia. Ces petits tubes souples peuvent s’allonger, adhérer au support puis se rétracter. Leur action coordonnée fait progresser l’animal lentement sur les rochers, le sable ou d’autres surfaces.

    Les podia fonctionnent grâce au système aquifère, un réseau interne de canaux remplis de liquide. La madréporite, une plaque poreuse située sur la face aborale, participe aux échanges entre ce réseau et l’eau de mer. Des petites poches musculaires, les ampoules, permettent de pousser le liquide dans les pieds pour les étendre.

    • Pour se déplacer, de nombreux podia s’attachent et se détachent successivement du support.
    • Pour rester fixée, l’étoile utilise l’adhérence de ses pieds, notamment face aux mouvements de l’eau.
    • Pour capturer certaines proies, les bras les entourent tandis que les podia les maintiennent ou exercent une traction.

    Où se trouvent la bouche et les organes digestifs ?

    La bouche se situe au centre de la face orale. Elle mène à un court œsophage, puis à l’estomac. Chez de nombreuses étoiles de mer, celui-ci comporte deux parties principales : l’estomac cardiaque et l’estomac pylorique. Des glandes digestives se prolongent dans les bras ; elles participent à la digestion et au stockage des nutriments.

    Certaines espèces réalisent une opération étonnante : elles peuvent sortir leur estomac cardiaque par la bouche. Lorsqu’une étoile mange un coquillage bivalve, comme une moule, ses pieds peuvent entrouvrir les valves. L’estomac s’introduit alors dans l’ouverture et commence à digérer les tissus de la proie à l’extérieur du corps.

    L’estomac est ensuite rétracté et la digestion se poursuit. Chez beaucoup d’espèces, un petit anus se trouve sur la face aborale, mais certaines en sont dépourvues. Toutes les étoiles de mer n’ont d’ailleurs pas le même régime alimentaire.

    Comment sa surface la protège-t-elle et lui permet-elle de respirer ?

    Sous la peau se trouve un squelette formé de petites pièces calcaires, les ossicules. Il soutient le corps sans constituer une coquille rigide d’un seul bloc. La surface porte aussi différentes structures, dont l’aspect varie selon les espèces.

    L’étoile de mer n’a pas de poumons. L’oxygène dissous dans l’eau traverse notamment les papules et les pieds ambulacraires, tandis que le dioxyde de carbone est rejeté.

    • Les piquants contribuent à protéger le corps contre certaines agressions.
    • Les pédicellaires, présents chez certaines espèces, sont de minuscules pinces qui aident notamment à nettoyer la surface et à la défendre.
    • Les papules sont de fines extensions de la paroi corporelle permettant des échanges gazeux avec l’eau.

    Comment perçoit-elle son environnement et régénère-t-elle un bras ?

    Un anneau nerveux entoure la bouche et se prolonge par des nerfs dans les bras. Sans cerveau centralisé, ce réseau coordonne les mouvements et les réactions. Des cellules sensorielles détectent le contact et des substances chimiques. Chez de nombreuses espèces, une petite structure visuelle au bout de chaque bras distingue la lumière et des formes grossières.

    L’étoile peut aussi régénérer un bras perdu, parfois après plusieurs mois. Cette capacité dépend de l’espèce, de son état et de la blessure. Un bras isolé ne donne donc pas automatiquement une nouvelle étoile : chez beaucoup d’espèces, une partie du disque central doit rester présente.

    Laisser un commentaire

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *